Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est arrivé ce lundi à Lomé, au Togo, pour une rencontre avec son homologue Faure Gnassingbé, dans le cadre des consultations diplomatiques en cours autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Cette visite intervient après deux déplacements consécutifs à Luanda, où le chef de l’État congolais a échangé avec le président angolais João Lourenço, médiateur désigné dans le processus de facilitation régionale. Elle précède la réunion prévue le 17 janvier, consacrée à la situation en RDC et aux efforts de désescalade dans la région des Grands Lacs.

Une séquence diplomatique intense
Depuis plusieurs semaines, Kinshasa multiplie les démarches diplomatiques afin de consolider des soutiens régionaux et internationaux face à la reprise des violences dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces violences, impliquant le mouvement M23/AFC et les forces armées congolaises, ont provoqué d’importants déplacements de populations et ravivé les tensions entre la RDC et ses voisins, en particulier le Rwanda. Dans ce contexte, les autorités congolaises cherchent à renforcer la coordination avec plusieurs capitales africaines, tant au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) que de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi qu’auprès de partenaires diplomatiques jugés influents.
Le rôle attendu du Togo
Le Togo, qui ne fait pas partie directement des mécanismes régionaux des Grands Lacs, est toutefois perçu comme un acteur diplomatique disposant d’une expérience en matière de médiation et de facilitation politique sur le continent. La rencontre entre Félix Tshisekedi et Faure Gnassingbé vise notamment à échanger sur les pistes de sortie de crise, la coordination des initiatives diplomatiques existantes et la position des États africains face à l’escalade des tensions régionales.
