Le processus de recensement général de la population et de l’habitat en République démocratique du Congo vient de franchir une étape majeure. Le gouvernement congolais a procédé à un premier décaissement de 30 millions de dollars américains, une avancée saluée par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), qui y voit un signal fort de l’engagement des autorités nationales.
L’annonce a été faite à Kinshasa, à l’issue d’une audience accordée le mercredi 21 janvier par le ministre du Plan, Guylain Nyembo, au représentant résident du FNUAP en RDC, Alain Akpadji. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du financement de cette opération stratégique, attendue depuis plusieurs années.

Très satisfait, le responsable onusien n’a pas caché son optimisme. « Nous saluons le premier décaissement des fonds attendus du budget national pour faire avancer le recensement, soit 30 millions de dollars américains sur un montant global estimé à 192 millions USD », a déclaré Alain Akpadji à la presse.
Pour le FNUAP, cette première tranche constitue bien plus qu’un simple décaissement. « C’est une étape décisive qui marque le démarrage effectif du processus de recensement en RDC et démontre la volonté claire du gouvernement de respecter ses engagements financiers », a-t-il souligné.
Longtemps reporté, le recensement général de la population et de l’habitat est considéré comme un outil fondamental pour le développement du pays. Il permettra de disposer de données démographiques fiables et actualisées, indispensables à la planification du développement, à la répartition équitable des ressources et à l’élaboration de politiques publiques adaptées aux réalités du terrain.

De son côté, le FNUAP a réaffirmé son soutien indéfectible aux autorités congolaises. « Nous restons pleinement engagés à accompagner le gouvernement, tant sur le plan technique que financier, afin d’assurer la réussite de cette opération nationale », a rassuré Alain Akpadji, tout en appelant à la poursuite des décaissements pour mobiliser l’ensemble des ressources nécessaires.
À travers ce premier décaissement, le gouvernement congolais envoie un message fort : celui de sa détermination à doter le pays d’un recensement moderne, crédible et conforme aux standards internationaux, au service d’un développement mieux planifié et plus inclusif.
