Sud-Kivu : le gouvernement congolais dresse un lourd bilan humain après l’occupation d’Uvira

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a présenté, ce lundi 19 janvier 2026, un bilan humain provisoire de l’occupation de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, par les forces rwandaises et les éléments du M23-AFC, faisant état de pertes civiles importantes et de conséquences sociales majeures.


Selon les chiffres officiels communiqués par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à l’issue d’une réunion de crise présidée par la Première ministre Judith Suminwa, cette occupation aurait causé la mort de 1 500 civils. Par ailleurs, près de 300 000 personnes auraient été contraintes de quitter leurs domiciles, aggravant une situation humanitaire déjà fragile dans cette partie de l’est du pays.

Un impact social et humanitaire significatif

Outre les pertes humaines et les déplacements massifs de populations, les autorités congolaises signalent un impact sévère sur le secteur de l’éducation. Environ 12 000 enfants se retrouveraient déscolarisés, en raison des violences, de l’insécurité persistante et de la destruction ou de la fermeture de plusieurs établissements scolaires.
Ces déplacements forcés exercent une pression accrue sur les capacités d’accueil des zones environnantes, tandis que les besoins humanitaires, notamment en matière de logement, de santé et de protection, continuent d’augmenter.

Un bilan encore provisoire

Le gouvernement précise que ces chiffres restent provisoires et pourraient évoluer à mesure que les évaluations se poursuivent sur le terrain. Les autorités affirment travailler avec les services compétents pour affiner le recensement des victimes et des personnes affectées.
Cette communication intervient dans un contexte de reprise progressive du contrôle d’Uvira par les Forces armées de la RDC, ainsi que de déploiement des dispositifs de sécurisation destinés à permettre un retour progressif à la normale.

Une situation suivie au niveau national et international

La situation dans le Sud-Kivu continue de susciter une forte attention au niveau national, mais aussi parmi les partenaires régionaux et internationaux, alors que les efforts diplomatiques et militaires se poursuivent pour stabiliser la région et prévenir une nouvelle détérioration sécuritaire.
Les autorités congolaises réaffirment leur engagement à rétablir l’autorité de l’État, à soutenir les populations affectées et à œuvrer pour une solution durable à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

La Rédaction